Un geste très répandu est aussi l’un des moins utiles : refaire le lit dès le lever, couette tirée, oreillers bien en place. Pendant la nuit, le corps a réchauffé et humidifié la literie. En la recouvrant aussitôt, on enferme cette humidité au lieu de la laisser s’échapper. Un matelas ne s’use pas seulement sous le poids du dormeur ; il vieillit aussi de ce qu’on fait, ou pas, chaque matin.
Aérer d’abord, refaire le lit ensuite
Le matin, rabattez la couette au pied du lit, ouvrez la fenêtre et laissez l’ensemble respirer un moment, le temps d’un petit-déjeuner par exemple. Refaites le lit après. Dans une chambre où l’on dort fenêtre fermée, c’est le meilleur moment pour évacuer l’humidité accumulée pendant la nuit. Une chambre jamais aérée finit par sentir le renfermé, et le matelas avec elle. Secouez au passage oreillers et couette : ils retrouvent leur gonflant, et l’air circule mieux dans un garnissage décompacté.
Un matelas a aussi besoin d’air par-dessous
Le support compte autant que l’aération. Un sommier à lattes ou un sommier tapissier laisse l’air circuler sous le matelas. Posé à même le sol ou sur un panneau plein, le matelas ne respire que par le dessus, et l’humidité stagne en dessous. Si vous dormez sur un futon ou un matelas au sol, relevez-le régulièrement contre un mur pour aérer sa face inférieure.
Laver ce qui se lave, à la bonne température
Les draps et les taies se changent chaque semaine, ou au moins toutes les deux semaines. Suivez l’étiquette : le linge de lit en coton supporte en général un lavage à 60 °C. Les couettes et les oreillers synthétiques passent souvent en machine, si le tambour est assez grand ; les modèles en plumes ou en laine demandent plus de précautions, voire un passage au pressing.
Pour les matelas et les oreillers en mousse, c’est la housse qui se lave, jamais le cœur. Un surmatelas déhoussable simplifie beaucoup les choses : les modèles en latex microperforé présentés sur https://literie-westelynck.fr/categorie-produit/matelas-housses/matelas/sur-matelas/ ont par exemple une housse en maille de Tencel qui se retire et se lave à 40 °C. Le latex, lui, ne passe pas en machine. Remettez toujours une housse parfaitement sèche : enfiler une housse encore humide sur une mousse ou un latex, c’est réintroduire exactement ce qu’on cherchait à évacuer.
Protéger le matelas plutôt que le nettoyer
Un matelas se nettoie mal. Il absorbe la transpiration et les liquides renversés, et l’eau qu’on y verse pour faire partir une tache pénètre en profondeur et sèche lentement. La meilleure stratégie consiste donc à ne pas avoir à le nettoyer : un protège-matelas, lavé régulièrement, arrête l’essentiel de ce qui l’abîmerait. Un modèle imperméable bloque aussi les liquides ; choisissez-le alors avec une membrane dite respirante, pour ne pas transformer le lit en étuve.
En cas de tache malgré tout, on tamponne sans frotter avec un linge à peine humide et un peu de savon, puis on laisse sécher à l’air, fenêtre ouverte, avant de refaire le lit. Pas de détachant puissant, et pas de vapeur sur une mousse ou un latex si le fabricant ne l’autorise pas.
Faire pivoter le matelas, quand il le permet
Un matelas qui porte le même corps au même endroit pendant des années finit par marquer. Le faire pivoter tête-pieds de temps en temps répartit l’usure. Tous ne s’y prêtent pas : certains n’ont qu’une face de couchage, d’autres ont des zones de soutien différenciées dont la disposition limite les possibilités. La notice du fabricant tranche. Si le vôtre s’y prête, un repère simple consiste à le faire à chaque changement de saison, en notant le sens sur l’étiquette pour ne pas se tromper la fois suivante.
Le latex demande un soin particulier : il supporte mal le soleil direct, qui l’abîme à la longue. On l’aère donc à l’ombre, dans une pièce ventilée, plutôt que sur un balcon en plein été.
L’aspirateur, cet outil qu’on oublie dans la chambre
À chaque changement de draps, ou au moins une fois par mois, un passage d’aspirateur avec la brosse à tissus sur le matelas, ses coutures et le sommier retire la poussière accumulée. Les acariens apprécient la chaleur et l’humidité d’un lit : un matelas aéré et dépoussiéré leur offre un milieu beaucoup moins favorable.
Dernier réflexe, simple et rarement adopté : notez quelque part la date d’achat du matelas et celle du dernier lavage du protège-matelas. On a presque toujours tendance à croire que sa literie est plus récente qu’elle ne l’est.
